DAS HIMMLER-PROJEKT

THE HIMMLER PROJECT

Deutschland 2000, 182 Min


Cast: Manfred Zapatka


Regie, Produzent: Romuald Karmakar
Textbuch: Romuald Karmakar, Stefan Eberlein, nach der Original-Tonaufnahme der Rede Heinrich Himmlers in Posen am 4. Oktober 1943
Kamera: Bernd Neubauer, Werner Penzel, Florian Süßmayr
Ton: Klaus-Peter Kaiser
Licht: Peter Hartl
Schnitt: Nicholas Goodwin
Format/Ton: Video, Farbe, 16:9, Stereo
Eine Produktion der Pantera Film GmbH

WP: Berlin Int. Film Festival, Forum, 2000
IP: Locarno Int. Film Festival, Video Competition, 2000

Adolf-Grimme-Preis Spezial (2002)
3sat-Dokumentarfilmpreis (2000)
Selected in 2008 by the Museum of Modern Art, New York, to a list of "250 important works of art that have been acquired by the Museum since 1980."

Im Verleih der Pantera Film GmbH


SYNOPSIS / D-I

Romuald Karmakar lässt den Schauspieler Manfred Zapatka eine dreieinhalbstündige Rede Heinrich Himmlers vortragen, die dieser am 4. Oktober 1943 im Goldenen Saal des Schlosses von Posen vor 92 Generälen der SS hielt: Nach Joachim C. Fest "eines der schrecklichsten Zeugnisse deutscher Sprache".

Dabei werden sprachliche Fehler Himmlers sowie seine Aussprache von Namen, Städten und Fremdwörtern übernommen und der Wechsel der Tempi beibehalten. Während des gesamten Films ist lediglich Zapatka in Nahaufnahme zu sehen; der Bildhintergrund ist neutral; Zapatka ist in zivil gekleidet, trägt also keinerlei "Kostüm".


SYNOPSIS / D-II

Experimenteller Dokumentarfilm, in dem der Schauspieler Manfred Zapatka eine geheime Rede Heinrich Himmlers vorträgt, die er am 4. Oktober 1943 vor führenden SS-Generälen im Schloss Posen hielt. Durch den radikalen filmischen Minimalismus, der auf jede Form von Inszenierung verzichtet, wird ein beklemmender Blick ins Zentrum der NS-Ideologie möglich. Selten ist der kalte Kern eines menschenverachtenden Systems so unspektakulär und zugleich so präzise seziert worden.

– Film Dienst


SYNOPSIS / E

Fifty-five years after the Second World War, the actor Manfred Zapatka reads the infamous speech by Heinrich Himmler that was originally given on 4 October 1943 in front of 92 SS generals at the castle Posen. Romuald Karmakar’s film explores with exacting precision the mechanics of violence at the heart of the twentieth century. The film proposes a radical treatment of history, the ethics of re-enactment and use of archival material. Das Himmler-Projekt 2000 is key work in Romuald Karmakar’s uncompromising body of work and his unflinching investigation of the perpetrators of violence and German history.

– Tate Modern, 2015


SYNOPSIS / F

Dans "Le Projet Himmler", Romuald Karmakar met en place un dispositif minimaliste où le comédien Manfred Zapatka lit, devant un fond neutre, le premier discours de Heinrich Himmler à Posen. Ce discours a été prononcé le 4 octobre 1943 lors d'une réunion secrète de quatre-vingt-douze SS Sturmbannführer. Le thème portait sur l'avenir de l'Europe et la manière dont la richesse et le travail du « sous-continent » devraient être répartis, gérés et distri- bués. Le statut de la solution finale était également évoqué en quelques mots, ce qui a rendu le discours « célèbre » car c'est l'un des rares documents dans lequel les Nazis parlent effectivement de leurs actes et de la façon dont la culpabilité devait être assumée et partagée... "Le Projet Himmler" a été tourné sous deux ou trois angles de prise de vues avec seulement de légères variations de cadrage ; le décor original est simplement suggéré par un pupitre. La version du discours lu par Manfred Zapatka diffère de la version de Heinrich Himmler, plus généra- lement connue. Romuald Karmakar a reconstitué l'énonciation originale à partir d'un enregistrement sur disque. Si certaines phrases sont incomplètes et les tour- nures du discours parfois étranges, cela s’explique par le fait que Heinrich Himmler s’exprimait à partir de notes et ne lisait donc pas un discours rédigé. "Le Projet Himmler" n'est pas une simple lecture du discours de Heinrich Himmler mais plutôt une « re-concrétisation » (pour utiliser un néologisme de Romuald Karmakar) d'un discours donné, ou encore une restitution. Le tissu même du film renforce cette volonté. Les réactions du public présent sont suggérées par des sous-titres.

– Lussas / Les États généraux du Film Documentaire, 2011






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